Ce matin , j’ai relevé dans le Pan l’article suivant. Encore une fois, je me permet de le quoter (que me pardonnent les mânes de la Langue Française !) tant le ton colle à la réalité d’aujourd’hui, et explique — sans le dire explicitement — pourquoi les partis francophones risquent bien, une fois de plus, de se prendre une kolossale dékulottée devant l’unité panzeresque et bulldozerienne de nos voisins du nord…
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Ces derniers jours, les flamands ont demandé à plusieurs reprises aux francophones de faire à nouveau jouer sonnette d’alarme et conflit d’intérêt pour les empêcher de voter la scission de BHV à la chambre. Voici, en substance, la lettre que le nord du pays aurait pu envoyer au sud :
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Lu ce matin dans les colonnes du « Pan », blog satirique mais néanmoins bien informé :

  • Les Ripoux

    Il nous revient que certains poulets flamoutches de la Zone de Police Midi se livreraient à un amusant jeu de piste communautaire en collant systématiquement aux conducteurs dont le véhicule porte des indices d’appartenance à un Francophone (nom du garage qui l’a vendu, par exemple) des procès-verbaux au contenu tout aussi inconsistant que fallacieux, du genre « Le conducteur ne peut s’engager sur un passage pour piétons si l’encombrement de la circulation est tel qu’il serait vraisemblablement immobilisé sur ce passage ». C’est-à-dire, si on comprend bien, pour une infraction qui n’a pas été commise mais qui aurait pu l’être. Dont coût : 50 €… Du chiffre « à la Vlaams Belang », en quelque sorte… Une nouvelle petite enquête supplémentaire du comité P semble donc s’imposer dans les écuries d’Augias (et les carnets de contraventions) de la Casa Poulaga sise à la rue Antoine Bréart…

  • Une preuve de plus s’il en était besoin… Cela fait vingt ans que mon père répète : « Un jour, vous les Belges ou qui vous prétendez comme tels, vous vous chercherez un nouveau pays ». J’ai un père visionnaire !

    Décidément, tout fout le camp, ma brave dame ! Alors que notre pays s’embourbe chaque jour un peu plus dans un cloaque aux pestilentiels relents nationalistes, alors que l’intelligentsia flamande s’arque-boute contre l’envahisseur/profiteur/exploiteur francophone, alors que le déni de démocratie devient une pratique courante dans le jeu politique belge, voilà que les nazis du Vlaams Belang font montre d’accointances pour le moins surprenantes avec un autre champion toutes catégories du déni d’humanité, la tristement célèbre Eglise de Scientologie.

    L’organisation qui emploie Tom Cruise et John Travolta comme public relations de luxe, considérée comme « secte nuisible et dangereuse » dans la plupart des pays du globe, a en effet récemment été, une fois de plus, mise en avant dans une vidéo italienne circulant sur le web, dans laquelle on peut voir diverses « personnalités » annôner laborieusement tout le bien qu’elles pensent du programme anti-drogue mis sur pied par l’Eglise. Et à la fin de la séquence, à 6 minutes et 6 secondes, surprise ! Nous pouvons reconnaître le douteux Johan Demol, présenté comme « membre du parlement à Bruxelles » (sic).

    Il y avait un certain temps que la peste brune n’avait plus eu les honneurs des media. On se demandait même à quoi rimait son silence depuis le coup de force du vote unilatéral de la scission de BHV. Probablement que la secte, rejetée et accusée de toutes parts, avait besoin de recruter quelques pantins pour s’adjuger une légitimité politique. Heureusement pour nous, elle a fait ses emplettes dans les rangs du Belang, se privant de fait de toute crédibilité.

    Citigroup, la banque américaine mieux connue dans notre pays pour son enseigne Citibank, aura perdu (à ce jour) pas loin de 30 milliards de dollars dans l’hécatombe financière que représente la crise des subprimes. Un autre géant de la finance, Merryl Lynch, a arrêté le compteur à 29 milliards – ouf !

    Vikram Pandit, le patron de Citigroup, a d’ores et déjà annoncé son intention de recapitaliser l’entreprise et de combler le gouffre par le biais, entre autre et comme d’habitude, de ventes d’actifs, de réorganisations et de licenciements massifs (on parle quand même de plusieurs dizaines de milliers de pertes d’emploi). Bref, normal. Pas de quoi fouetter un chat. Et puis, il est heureux que cette banque ait a sa tête un homme comme Pandit.

    Pensez donc ! Comment Citigroup se serait-elle sortie de ce mauvais pas si, à l’instar de son prédécesseur Chuck Prince, embarrassé par des scrupules éthiques, le CEO avait présenté sa démission au CA ? Catastrophe ! Heureusement, il n’est pas comme ça, Pandit. Il va courageusement sabrer dans les effectifs des misérables tâcherons (qui n’en peuvent rien, mais on ne saurait s’encombrer de si triviales considérations), et te redresser tout ça en deux temps trois mouvements. Alléluia, bénit soit-il, et tout le tralala.

    Après tout, quand notre Didjé national a perdu quelques milliards (entre le trou de 800 millions, le coût des intérêts notionnels et d’autres bricoles diverses et négligeables), s’est-il laissé aller à la déprime et la morosité ? Que nenni ! Il a même été jusqu’à faire de la pub pour un célèbre horloger, histoire de se changer les idées avant d’attaquer son nouveau-boulot-qui-reste-le-même, et trouver mille et une autres manière de nous plumer dans tous les sens.

    Heureusement que les grands de ce monde sont des gens responsables…

    Je sais que je me fais rare, ces temps-ci. La faute à la charge de travail plutôt conséquente que je connais pour l’instant. Mais d’ici deux ou trois semaines, les choses devraient se tasser. Un peu de patience, donc…

    Il y a quelques temps, j’ai fait oeuvre charitable en pondant (pour le compte d’un ami) un petit texte en vers (un poème, quoi) dans le cadre d’un concours organisé par l’éditeur de jeux vidéos Ubisoft pour la promotion de leur dernier bébé, Dark Messiah: Elements.

    Eh bien, croyez-le ou pas, mais mes élucubrations prophético-fantastiques ont été choisies par l’éditeur, et j’ai donc de ce fait gagné le concours

    Les tickets pour le BIFFF viendront à point nommé, j’avais justement envie d’y aller… Reste à voir ce que je vais bien pouvoir faire d’un abonnement à un club d’Arts Martiaux et de billets pour participer à un jeu de rôle grandeur nature !

    Suite à l’annonce faite hier par les présidents de partis, comme quoi un accord aurait finalement été arraché au finish, on peut raisonnablement espérer que le nouveau gouvernement commence ses méfaits dans les jours qui suivent. Quoiqu’il en soit, cette annonce aura déjà eu un premier effet inattendu : celui de réconcilier les journalistes du nord et du sud du pays, qui s’unissent pour critiquer d’une seule voix ce qui s’annonce déjà comme une catastrophe politico-économique : l’ère « Leterme 1er ».

    Voici donc un petit florilège des principaux organes nationaux :

    Le Soir : un gouvernement temporaire

    Titrant en « une » « Le Terne Ier », le journal Le Soir parle d’un accord de gouvernement « flou et peu ambitieux » et un nouveau premier ministre qui « impose un réalisme peu emballant ». Dans son éditorial intitulé « Une nouvelle équipe, un leurre », la rédactrice en chef du quotidien, Béatrice Delvaux, affirme qu’après neuf mois sans gouvernement « on serait tenté de dire ‘ouf’. Pourtant, il n’y a pas de quoi pavoiser. Car il y a fort à parier qu’à un gouvernement intérimaire succède un gouvernement temporaire », estime Béatrice Delvaux, évoquant les échéances de juillet 2008 voire de juin 2009.

    La Libre Belgique : pas un programme

    C’est davantage le soulagement qui prévaut en une de La Libre Belgique: « Après 282 jours, enfin d’accord! « , titre le quotidien. Un ton confirmé dans un premier temps par l’éditorialiste Michel Konen qui affirme: « après 282 jours de négociations, Leterme a enfin réussi à mettre tout le monde d’accord autour de la table. Ce n’est pas trop tôt. On s’en réjouit », avant toutefois de déclarer « ne pas partager l’enthousiasme des négociateurs » à propos de l’accord conclu. Et le rédacteur en chef de la Libre Belgique de juger qu’ »il est excessif de parler de programme à propos de cet accord », préférant parler d’un « catalogue de bonnes intentions ». « Leterme n’a pas mis les problèmes non résolus au frigo, selon l’antique technique belge. Il les a repoussés à plus tard, aux semaines et aux mois à venir. Il a pavé son avenir de chausse-trapes (…). Leterme Ier, ‘no future’? « , conclut l’éditorialiste.

    L’Echo : Leterme pas encore un vrai Premier ministre

    De son côté, le quotidien économique L’Echo annonce sur sa première page qu’ »Yves Leterme a enfin son accord fédéral », tout en pointant également du doigt le flou budgétaire qui entoure le programme gouvernemental. Dans son éditorial, le journaliste Christophe De Caevel enchaîne en se demandant si Yves Leterme est « ministre du budget ou vraiment premier ministre? « . « Le plus difficile commence seulement pour Yves Leterme », poursuit-il, « il doit donner du souffle à un accord forcément alambiqué vu la composition de l’équipe et les circonstances de sa naissance ». Saluant le « balisage » que constitue l’objectif de surplus budgétaire d’au moins 1% d’ici 2011, le journaliste de l’Echo estime cependant qu’ »Yves Leterme doit sortir de sa coquille de ministre du Budget pour se muer en véritable Premier ministre ».

    La Dernière Heure : capitaine d’un bateau ivre

    La Dernière Heure/Les Sports, qui consacre 5 pages à l’accord de gouvernement, annonce en une « Leterme Ier: les mesures qui vont changer votre vie » et revient en page intérieure sur les grandes mesures qui seront adoptées par le nouveau gouvernement fédéral. Dans une tribune intitulée « Définitivement provisoire », le journaliste politique Christian Carpentier évoque le « miracle » de l’accord gouvernemental et souhaite à Yves Leterme « d’enfin trouver l’humilité nécessaire pour retrouver ces voies de sagesse. Car le bateau ivre dont il va désormais recevoir officiellement le gouvernail est aussi le nôtre », juge Christian Carpentier.

    Vers l’avenir : le frigo, une technique qui a fait ses preuves

    « Un gouvernement, ENFIN! « , soulignent avec soulagement les journaux du groupe Vers L’avenir. Dans un billet au ton décalé, le journaliste Xavier Diskeuve considère que l’accord de gouvernement « a le mérite d’exister ». Dans son commentaire, Philippe Leruth juge pour sa part que « la vieille recette belge a une nouvelle fois fait ses preuves ».

    Sud Presse : tout le monde a gagné, mais pourrait vite tout perdre

    Enfin, les quotidiens du groupe Sud Presse annoncent en une: « Voici tout ce qui va changer pour vous ». Dans son éditorial intitulé « C’est un accord Standard », Louis Maraite estime que, à l’instar d’une soirée électorale, « tout le monde il a gagné! « . Mais, avertit l’éditorialiste de Sud Presse, en juillet, lors du réajustement budgétaire, « on va chiffrer tout cela et on pourra s’empoigner, sans avoir besoin du deuxième paquet institutionnel pour sauter. Tout le monde aura alors perdu… sauf le Standard », conclut-il.

    De Morgen : un prématuré

    Dans De Morgen, Yves Desmet dépeint le gouvernement Leterme Ier comme un prématuré auquel il ne donne pas beaucoup de chances de survie. Il parle également de « l’accord de gouvernement du grand ajournement ». « Ce gouvernement enfouit sa tête dans le sable, repousse les problèmes à plus tard et reste cependant, sans gêne aucune, bloqué dans une culture de promesse. L’addition sera pour plus tard et, espèrent-ils, ce n’est pas eux qui devront la payer », affirme le journaliste.

    De Standaard : le pire gouvernement de tous les temps

    Selon Peter Vandermeersch, éditorialiste au Standaard, « tous les éléments sont réunis pour faire de Leterme Ier le pire gouvernement de tous les temps ». « Personne n’y croit », ajoute-t-il, « pas d’équipe, pas de programme, pas de budget, pas de durée et pas de leader. C’est vraiment là un socle très faible sur lequel Leterme Ier, neuf mois après les élections, peut s’appuyer ».

    Het Volk / Het Nieuwsblad : condamné à échouer

    Cet accord de gouvernement contient beaucoup de bla-bla et constitue une maigre moisson après neuf mois de négociations, constate pour sa part Peter De Backer dans les journaux Het Volk et Het Nieuwsblad. « La chose la plus positive avec le gouvernement Leterme Ier est qu’il existe, sans plus. Mais sa durée de vie est fortement incertaine », juge-t-il, avant de conclure qu’ »avec tous ces ultimatums et problèmes en suspens, Leterme Ier semble condamné à échouer ».

    De Tijd : dans tous les sens

    Le journaliste du quotidien économique De Tijd, Bart Haeck, se montre également très critique. L’accord gouvernemental générera selon lui peu d’enthousiasme tandis que sur les points cruciaux, le texte reste « une déclaration d’intention qui peut encore aller dans tous les sens ».

    Het Laatste Nieuws : un catalogue de promesses

    L’éditorialiste du Het Laatste Nieuws, Luc Van der Kelen, compare lui aussi l’accord conclu à une « déclaration d’intention », soulignant son caractère surréaliste. « Ceci n’est pas un accord de gouvernement, c’est un catalogue de promesses, soit précisément ce que l’opposition a toujours reproché à la violette ».

    De Gazet van Antwerpen : pas d’applaudissements

    Dans la Gazet van Antwerpen, Paul Geudens parle quant à lui d’un « maigre résultat » après neuf mois de négociations. « Non, pas besoin d’applaudissements. C’est un gouvernement sans chiffres, sans cohérence et surtout sans vision », condamne-t-il.

    Het Belang van Limburg : jusqu’au 21 juillet, pas plus

    Enfin, Eric Donckier, dans Het Belang van Limburg, estime que le gouvernement Leterme Ier sera dans les faits, comme Verhofstadt III, un gouvernement intérimaire avec la date du 21 juillet comme date butoir. Bien qu’un accord ait finalement été arraché, la question la plus posée est « combien de temps le gouvernement Leterme va-t-il tenir », conclut l’éditorialiste.

    (Source : RTL Infos)

    Photo d'Arthur C. ClarckeC’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris ce matin le décès d’Arthur C. Clarcke, écrivain célèbre, inventeur, grand-maître de la Science-Fiction de qualité et vulgarisateur scientifique de génie.

    Sir Arthur Charles Clarke est connu pour son célèbre roman « 2001 : Odyssée de l’espace » et le film qu’en a tiré Stanley Kubrick. Il est considéré comme l’un des plus grands auteurs de science-fiction, formant avec Robert Heinlein et Isaac Asimov le groupe des « Big Three ». Aîné de quatre enfants, il s’intéresse très tôt aux sciences, construit son premier télescope à 13 ans, dévore Jules Verne et H.G.Wells.

    Membre de la British Interplanetary Society, dédiée à l’exploration d’espaces nouveaux, il s’installe à Londres à la fin des années 1930. De 1941 à 1946, il sert dans la Royal Air Force en tant qu’instructeur et technicien, tout en continuant à écrire des histoires de science-fiction. Scientifique reconnu, il publie de nombreux articles sur ses spéculations concernant les satellites géostationnaires. Ses écrits les plus populaires ne sont pourtant pas ceux-là : « Childhood’ s End », « The Star » ainsi que la série des « Rama », co-écrite avec Gentry Lee, emportent l’adhésion du public.

    Avec le départ de ce grand monsieur de la littérature, ce sont plusieurs générations de passionnés qui se retrouvent orphelins. Au revoir, Mr. Clarcke, puissiez-vous flâner longtemps par-delà les étoiles en compagnie de HAL9000.